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PRAXIS 74 . Travail social et psychanalyse.
22 août 2026

Les enfants réputés difficiles

Les enfants réputés difficiles.[1]

 

Dans la plupart des lieux accueillant des enfants, nous rencontrons des professionnels d’expérience qui nous disent souvent – et à juste titre – qu’il y a de plus en plus d’enfants difficiles. Qu’est-ce que ça veut dire, enfant difficile ? C’est un mot-valise aux multiples occurrences. En premier lieu, c’est le fonctionnement sociétal qui rend les choses difficiles. Malaise dans cette civilisation laquelle s’illustre par une crise des repères, le rejet du réel, le primat du virtuel et du miraginaire ; où la violence est banalisée, les inégalités induisant des clivages graves entre les catégories sociales, entre ceux qui vivent une jouissance sans limites et ceux qui n’ont que le minimum pour survivre. En outre, nous sommes passés d’une civilisation fondée sur le refoulement des désirs – la névrose – à une autre qui incite à la jouissance immédiate et son exhibition, et qui promeut la perversion. C’est ce que le psychanalyste Charles Melman décrivait il y a peu, comme une nouvelle économie psychique.[2]

      Il faut distinguer les enfants perçus comme difficiles par leurs parents ou éducateurs exigeants, de ceux qui le sont du fait de pathologies pédopsychiatriques, en passant par de multiples formes intermédiaires. Il faut savoir distinguer le normal et le pathologique

      Dans le premier cas, il s’agit de réfléchir avec les parents sur ce qui aurait pu faire défaut dans l’éducation de leur enfant, à savoir, l’exercice de la fonction limitante. Beaucoup savent qu’il faut limiter un enfant mais n’osent pas l’appliquer, de peur de ne plus être aimé par l’enfant.

      Dans le cas d’enfants présentant des pathologies avérées (autisme, anorexie, dépression…), il conviendra de discerner ces difficultés psychiques de celles qui résultent de la fragilité de la fonction parentale et de la position éducative. Afin de nous aider à distinguer ces deux scénarios différents, le concept de souffrance psychique sera utile. C’est à partir des symptômes de l’enfant qu’une démarche diagnostique peut s’engager ; mais il faut être prudent avant d’étiqueter un sujet dans une nosographie. Un diagnostic d’autisme, par exemple, sera différent de celui d’un enfant tyrannique et intolérant à la frustration, et qui déclenchera un caprice à la moindre contrariété, parce qu’il a toujours fait ce que bon lui semble sans être limité par ses parents.

      D’où le questionnement : de quoi les difficultés de l’enfant difficile sont-elles le signe ? Qu’est ce qui peut se cacher derrière l’enfant difficile ? De quelles souffrances psychiques s’agit-il ? Face à chaque cas singulier, il faudra conjuguer les aspects du développement de l’enfant et les aspects sociétaux, afin de mieux comprendre la complexité de l’enfant difficile.

      Alors, parlons un peu de la souffrance psychique. L’expression de cette souffrance pourra être le signe qu’il faut faire quelque chose pour l’enfant. Il sera utile d’avoir recours à un thérapeute si l’enfant est d’accord pour s’impliquer dans une nouvelle relation avec un tiers. Pour que cette relation soit opérante, il faudra qu’elle soit transférentielle. Le transfert, c’est de l’amour qui s’adresse au savoir disait Lacan. Le transfert est à la fois le moteur et ce qui peut faire frein dans la thérapie. « Le transfert est un processus par lequel les désirs inconscients s’actualisent dans une relation, et particulièrement dans le cadre de la relation analytique. Il s’agit là d’une répétition de prototypes infantiles, vécue avec un sentiment d’actualité marqué ».[3]

      Outre la cure analytique, il y a d’autres situations de transfert : le rapport maître/élève, la relation entre un enfant et son éducateur ; le transfert est là, aussitôt qu’il y a une relation humaine impliquante.

      Le transfert est une condition primordiale du travail entre un enfant et un psychiste. Ce sera un facteur facilitant dans la relation. L’objectif du psychiste sera – dans un premier temps - d’atténuer ou de supprimer cette souffrance. La souffrance fait signe, elle est symptôme. Pour la traiter, il faut la considérer d’un point de vue dynamique (ça veut dire que rien n’est figé et que ça peut évoluer…) et non comme un papillon à épingler dans une nosographie réductrice. A partir de l’expression de la souffrance, il sera possible d’aider l’enfant s’il le demande. S’il ne demande rien, ça sera plus compliqué, il n’y a rien de pire qu’un sujet sans demande !

      Ce psychiste travaillera à partir de ce que lui montre l’enfant : les symptômes. Il faut les considérer comme autant d’écrans derrière lesquels l’enfant se cache en attendant de l’aide. Parfois, l’écran se transforme en bouclier protecteur, et plus on essaiera de le déposséder de ce bouclier, plus sa force d’agrippement à ce bouclier-symptôme sera grande et active. De plus, l’enfant peut aimer son symptôme, en le répétant sans cesse. Si les symptômes témoignent de maladies graves, et si la souffrance psychique envahit l’enfant (et son entourage), le thérapeute consulté sera peut-être amené à une prise en charge globale de l’enfant, dans les trois domaines : éducatif, pédagogique, et thérapeutique.

      Il existe une catégorie d’enfants qui, en apparence, ne présentent aucun des signes pathognomoniques habituels de souffrance psychique. Ce sont des enfants présentant des facultés d’adaptation considérables, et ce sera le contexte qui alertera sur les difficultés réelles de l’enfant. Il s’agit d’enfants qui compensent, voire surcompensent les insuffisances éducatives du milieu ambiant, par loyauté envers parents et/ou éducateurs. Bien souvent, ils n’ont pas conscience que la vie qu’ils mènent n’est pas conforme à leurs besoins. Cela évoque aussi ces enfants qui endurent en silence les brimades continuelles de leurs pairs, et qui ont baissé les bras, se résignent à les vivre, pensant qu’il n’y a aucun recours possible : l’Autre est barré et ils n’ont aucune confiance en l’adulte ; d’où la nécessité d’être veillant -c’est préférable à bienveillant…au nom de la bienveillance, on a fait les pires choses…-  afin de détecter les situations pathogènes – l’ambiance toxique, ce que Jean Oury appelait la pathoplastie[4] – car ces enfants épuisent leur énergie et finissent souvent par vivre un épisode de décompensation de leurs difficultés qui peut mener au suicide. Donc, il faut les détecter et agir vite.

      Pour en revenir à ce concept d’enfants difficiles, ils se divisent en deux catégories :

. Ceux dont les symptômes sont en rapport avec un problème éducatif et social et des conditions réelles d’existence.

. Ceux dont les symptômes sont en lien avec une pathologie psychiatrique.

      Dans le premier cas, parents et éducateurs doivent adopter une posture qui comporte une fonction limitante suffisante afin que l’enfant se repère[5] et reconnaisse les bords de l’espace dans lequel il peut se développer, et les interdits qui en règlementent le fonctionnement socialement désirable. A chaque étape de son développement, l’enfant rencontre des limitations et des interdits qui vont modérer les expressions de la toute-puissance infantile - L’enfant étant, selon Freud, un être pulsionnel, un pervers polymorphe- Il pourra aussi s’y opposer, si la fonction limitative parentale est peu active (parents peu disponibles par ex), alors l’enfant pourra de ce fait manifester sa toute-puissance pulsionnelle et infantile, couvant en son sein une psychopathie latente et embryonnaire…

      Un autre montrera des signes d’instabilité et des difficultés d’attention parce qu’il sera envahi par des conflits parentaux qui influent sur son appareil psychique.[6] Il s’agit là d’un enfant qui a surtout besoin de comprendre ce qui arrive à ses parents, plus que d’être soumis à des prescriptions médicamenteuses inadéquates. (Il pourra être diagnostiqué comme hyperactif et sera sous Risperdal !)

      Ensuite, il y a l’autre catégorie, les enfants dont les symptômes sont en lien avec une pathologie psychiatrique.

Cela désigne toutes les pathologies répertoriées : l’autisme, la dépression et la propension au passage à l’acte d’autolyse, l’anorexie, la boulimie, l’entrée à bas bruit dans la schizophrénie, les maladies psychosomatiques, les troubles du langage, et toutes les formes de la psychose infantile. Dans ce cas, il est conseillé d’avoir recours à des professionnels aguerris, capables de poser un diagnostic, et de proposer des prises en charge transdisciplinaires.

      Tout cela nous montre que derrière le concept d’enfants difficiles, il peut y avoir de nombreuses occurrences. Cependant, si l’on veut s’occuper d’éducation, il faut bien parler de l’état de la société, c’est un déterminant. Selon Marx et Engels qui avaient tout compris, ce sont les conditions sociales d’existence qui déterminent la conscience. Il faut évoquer le déclin de la fonction paternelle qui a beaucoup d’incidences sociétales. Si l’autoritarisme du patriarcat était très critiquable, l’absence de fonction paternelle est bien pire. Jusqu’en 1968, le principe paternel était dominant, et l’autorité du père semblait naturelle et indiscutable. Dans certains cas, cette autorité paternelle prenait des formes tyranniques, rendant très difficile la vie de ceux qui y étaient soumis. C’est ainsi que gronda la révolte et qu’il y eut la révolution culturelle du printemps 68. Il fallait tuer le père, le général de Gaulle étant perçu comme « le père de la horde ».

      C’est dans cette ouverture que se glissèrent des causes justes comme le combat des femmes pour l’égalité, la parité, la revendication homosexuelle, l’avortement libre…etc… Le passage de l’autorité paternelle à l’autorité parentale conjointe fut une grande victoire de la parentalité. Il y a peu de temps, l’homme était le chef de famille ! S’il est nécessaire qu’il y ait une autorité parentale conjointe et limitante, il y a une différence entre fonction maternelle et paternelle. Si le modèle triadique est impossible dans le cas par exemple de familles monoparentales ; il n’y aura aucune possibilité de tiercéisation. Faute de père séparateur, la relation mère-enfant sera trop fusionnelle, ce qui amènera le plus souvent l’enfant à occuper toute la place disponible pour son seul plaisir sans rencontrer le principe de réalité, et demandant sans cesse à sa mère de combler tous ses désirs, augurant un futur adulte insupportable, voire psychopathe, ou psychotique.

      Ainsi, toutes les conditions sont dès lors réunies pour que l’enfant devienne un enfant difficile, rétif à toutes frustrations, transgressant les interdits. Il veut son objet du désir : une mère-toute, dans un lien d’interdépendance fusionnel et incestuel. Sans doute que l’augmentation des pathologies addictives illustre l’expansion des phénomènes de dépendance. C’est pourquoi la notion d’autorité parentale conjointe incarne le juste milieu nécessaire à l’enfant. Exercée avec intelligence, cette triade permet d’assortir les deux fonctions, maternelle et paternelle, pour développer chez l’enfant une bisexualité psychique, une potentialité d’exercer un jour les fonctions paternelles et maternelles, quel que soit le sexe de l’enfant.

      Enfin, comme les enfants sont accueillis dans des établissements tout au long de leur vie, de la crèche à l’Université, on ne peut que s’intéresser à la manière dont les professionnels feront vivre les lieux fondés sur l’accueil de l’autre. Si l’enfant peut avoir accès à des prestations scolaires et périscolaires, il doit pouvoir aussi être le sujet agissant de son développement intellectuel et psychoaffectif.

      Dans les lieux d’accueil des enfants sera préconisé que les équipes construisent ensemble leur philosophie de travail, leur intention.[7] Il est nécessaire de parler ensemble des difficultés rencontrées, d’anticiper des pistes de solutions. Dans ces conditions, le projet commun et le cadre pensé collectivement offriront un ancrage fort aux enfants (arrimage au symbolique), et notamment aux enfants réputés difficiles, qui en testeront la solidité. Ces enfants sont souvent des testeurs de liens qui mettront à l’épreuve les failles des adultes.

      On ne peut qu’évoquer les nombreuses expériences lancées par Aichorn, Freinet, Deligny, Oury (Fernand) et quelques autres. Elles sont toutes fondées sur le fonctionnement des institutions au service des enfants, tant pour la scolarisation que pour le soin. L’approche institutionnelle[8] permet aux professionnels qui y interviennent l’occasion de penser leurs pratiques, au service des enfants fussent-ils difficiles ou non ; et de donner aux plus fragiles d’entre-eux des chances de sortir d’un destin déterminé par une nosographie enfermante.

      Quelques mots sur les traitements : il y a les psychothérapies, méthodes de traitements de la souffrance psychique qui consistent pour l’enfant à consentir à rencontrer régulièrement un thérapeute (psychanalyste, psychologue clinicien, pédopsychiatre…en d’autres termes, un psychiste) pour trouver avec lui, des façons d’atténuer la souffrance, et, notamment avec les enfants difficiles, de dépasser les raisons pour lesquelles ils sont considérés comme tels.[9]

Si le courant passe, la confiance va s’instaurer entre l’enfant et le thérapeute, et l’enfant pourra oser dire des choses qu’il ne dirait pas à n’importe qui, afin de mieux comprendre ensemble ce qui le fait souffrir, ouvrant ainsi son intimité psychique à son thérapeute. C’est le transfert qui permet cette possibilité.

      Il arrive que les enfants aient besoin de soins, et l’enfant qui souffre doit pouvoir rencontrer les personnes-ressources qui sauront l’orienter vers des solutions pertinentes. Les soins peuvent être indiqués après un diagnostic étayé, posé par le thérapeute et agréé par l’équipe au travail. Quel que soit le soin prescrit, il est indispensable que les éducateurs (et/ou les parents) soient co-acteurs de ces prises en charge.

      Dans certains cas, pourra être utilisée la psychopharmacologie, même si le constat est fait que beaucoup d’établissement en abusent.[10] Le recours aux médicaments ne doit pas se faire en première intention. Il n’est envisageable de prescrire des psychotropes aux enfants que si un premier travail psychothérapeutique a été entrepris ou en cours, montrant ses limites à lui-seul. Il peut être utile de prescrire un médicament spécifique à une pathologie, mais à chaque fois, cette médication devra être associée à une psychothérapie afin d’aider l’enfant dans la compréhension de ce qui lui arrive. La molécule psychotrope agira sur la symptomatologie : l’angoisse, l’attention, l’humeur ou l’impulsivité, mais non sur l’étiologie. Cependant, un traitement bien adapté pourra procurer aux sujets un meilleur confort émotionnel. Ainsi, un certain nombre de troubles de la personnalité seront corrigés par un psychotrope, à condition de considérer ces troubles dans toutes les composantes de la vie de l’enfant.

      En outre, nous préconisons la prise en charge de l’enfant -difficile ou non – par une équipe transdisciplinaire et cette pluralité hétérogène demeure une condition importante.

      Pour en finir avec cette intervention, je vais évoquer les constellations transférentielles, issues de la boite à outils conceptuels du Dr Jean Oury. Cette constellation est un outil pour le réel, pour le terrain. Imaginons qu’un enfant difficile devienne de plus en plus « remuant », envahissant tout l’espace institutionnel, et de ce fait, bousculant le contre transfert institutionnel et devenant l’objet de nombreux rejets. La constellation, ça nous vient de la clinique de la Borde.

Le principe : plusieurs personnes se réunissent pour parler de quelqu’un en graves difficultés. La constellation aura d’autant plus d’efficacité si elle est hétérogène. Si l’on convoque six éducateurs, ça sera beaucoup moins efficace qu’un cuisinier, une maitresse de maison, une femme de ménage, un psychologue, et deux éducateurs. Il y aura là beaucoup plus de possibilités et d’ouvertures, de surprise, d’échanges, de manifestations et d’expressions. Le principe : convoquer des personnes différentes, aux fonctions différentes, mais qui toutes ont un lien régulier avec l’enfant. Cela peut donc concerner l’ouvrier d’entretien, la femme de ménage ou le jardinier…

      La Constellation transférentielle induit hétérogénéité et distinctivité, ces deux états institutionnels qui autorisent la respiration et la circulation.

      Alors vous verrez que suite-à cette constellation, la situation s’apaisera, et les fantasmes du miraginaire perdront de l’ampleur, c’est quelque chose qui fonctionne, je l’ai constaté moi-même. Comme le disait le Dr Oury à Marie Depussé[11] : « Ce n’est pas de la magie ! »

La Constellation transférentielle est une instance clinique qui interroge le désir et le transfert. En questionnant les affinités, les inimitiés, la sympathie et l’antipathie, c’est sa propre position subjective vis-à-vis de l’autre, qui est interrogée, c’est le désir dans le transfert, qu’il soit positif ou négatif, et ça purge la pratique et « le ronron des ça va de soi ». Les Constellations participent à l’asepsie de l’établissement, en s’affranchissant des préjugés, des représentations stéréotypées et imaginaires. Elles ne fonctionnent que dans l’hétérogénéité, et quand elles fonctionnent, c’est le plus souvent positif : cela modifie l’ambiance et la qualité des relations interpersonnelles, cela change le gradient pathoplastique.[12] Lorsque chaque-un rencontre le patient dont on a parlé la veille en Constellation, il se retrouve là à un niveau sémiologique, la rencontre lui fait signe, et comme le dit Pierre Delion,[13] cela renvoie à la fonction sémaphorique.

Les Constellations font partie de « l’arsenal thérapeutique » de tout traitement possible des psychoses ; d’autant plus qu’il ne peut avoir de thérapie sérieuse des psychoses que collective et institutionnelle.

Elles seront d’une grande utilité thérapeutique avec ces enfants réputés difficiles qui mettent parfois à mal les équipes, comme quoi les concepts opérationnels de la P.I. sont transmissibles et transférables à divers champs d’intervention.

 

Serge Didelet, superviseur d’équipes, psychiste en cabinet et auteur de livres.

      (21/08/2026)

 

[1] Ce texte est extrait d’une intervention auprès d’éducateurs travaillant auprès de ceux que l’on appelle euphémiquement des « mineurs non accompagnés » ; c’était en 2018, j’étais mandaté par l’IRTS de Dijon. J’ai retravaillé ce texte, tel le paysan qui amende sa terre, désirant la rendre plus fertile.[2] C. Melman et J.P. Lebrun, « L’homme sans gravité », Denoël 2002.

[3] S. Freud, « La technique psychanalytique », PUF 2007.

[4] Pathoplastie : émergence de pathologies psychiques générées par une ambiance toxique et un environnement défaillant.

[5] « Le point de repère, ça va avec la fonction paternelle au sens symbolique du terme. C’est un point de « re-père ». Donc, s’il n’y a pas de point de repère dans l’errance du type qu’on accueille, il risque de se perdre davantage, d’être dans un état de dépersonnalisation »

Jean Oury, Séminaire de La Borde 1996/1997, Champ social Editions, 1998.

 

[6] Voir le taux important d’échec scolaire parmi les enfants placés à l’Aide sociale à l’enfance, et plus particulièrement ceux qui sont en internat dit éducatif, type MECS.

[7] Voir l’écriture du projet d’établissement à laquelle chaque - un devrait être associé.

[8] « Pour soigner des patients, il faut d’abord soigner l’hôpital », tel est le mot d’ordre princeps de la Psychothérapie institutionnelle.

 

[9] C’est-à-dire s’affranchir en dépassant les déterminismes et les étiquetages réducteurs…anecdote du gamin qui se présente à moi en disant : « je suis hyperactif », et moi de lui répondre : « Ah bon ? Tu en es sûr ? Qui est-ce qui te l’a dit ? »

 

[10] J’ai œuvré comme éducateur dans un foyer d’enfants durant huit années. Sur les vingt enfants et adolescents accueillis, onze d’entre-eux étaient sous traitement neuroleptiques, sans doute pour alléger le travail des zéducs ?

[11] Jean Oury et Marie Depussé, « A quelle heure passe le train… », Calmann Levy 2003.

[12] Le gradient est un terme de physique. Les gradients pathoplastiques sont variables selon le milieu, selon les personnes présentes et en relation, selon les états morbides en présence.

 

[13] Pierre Delion est psychiatre, professeur à l’Université Lille II, et son socle praxique est la Psychothérapie institutionnelle qu’il transmet à ses étudiants. Il a créé un D.U. de PI à l’Université Lille II

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