« Psychanalyse et question sociale »

                            « Passages…fragments instituants.         

 

Paraîtra au cours de l’été chez l’Harmattan

Avec une préface de Joseph Rouzel 

 

Ce livre, le deuxième de l’auteur, dans son désir de rencontre avec son lectorat, est un livre qui dit « je », c’est un ouvrage de sujet. Celui qui parle en son nom propre en est passé par la cure analytique, et, au terme de ce travail, n’est plus rempardé dans des défenses moïques imaginaires. Alors, l’écriture et le sujet se libèrent.

Deux corpus textuels charpentent ce livre un peu atypique : un intertexte autobiographique jalonne le texte de l’ouvrage, composé de chapitres thématiques chers à l’auteur : la supervision d’équipes et l’institution, le temps libéré, le travail d’éducateur, la psychiatrie et son antidote, la psychothérapie institutionnelle, le travail des « sans-grades », au service des personnes les plus vulnérables, les personnes très âgées, l’idéologie (funeste) managériale.

Ce livre nous parle de l’homme comme objet d’une double détermination : sociale et psychique.

L’homme qui marche sur deux jambes : Marx et Freud…

Avec, en filigrane, l’arrière-pays de l’auteur, marqué par la tentation révolutionnaire des années 70, l’horizon des hautes montagnes et la déraison ordalique, le risque de la folie et de la pulsion de mort, en butte à un instinct de vie inextinguible et chevillé au corps.

Dans cet intertexte foisonnant, l’auteur se livre en racontant le déroulement d’un processus civilisateur qui n’allait pas de soi au départ, mais où le sujet, au final, advint. C’est une histoire de passe, de passant, de passeur, de passages.

 

 

Serge Didelet est psychanalyste et membre de l’association l’@Psychanalyse, il travaille aussi sur site comme superviseur d’équipes, formateur et conférencier. Il a déjà publié : « Jean Oury, celui qui faisait sourire les schizophrènes », Champ social Editions, Nîmes 2017.