D’emblée nous sommes pris dans la relation à l’autre et c’est ainsi que nous nous constituons en tant que sujets. Le lien social s’organise par des discours dans lesquels le sujet a la possibilité d’occuper diverses positions, menant à des effets, des difficultés et des symptômes que nous nous proposons d’étudier. L’apport des théories freudiennes sera central dans nos travaux tant elles réhabilitent le sujet dans sa singularité, nous gardant de toute tentation de le nier au profit d’un individu institué et objectalisé. Cette tentation se rencontre dans différents champs tels que le médico-social, l’insertion, l’éducatif, le pédagogique, le psychothérapique, l’accompagnement du salarié dans l’entreprise, … Elle crée du malaise chez les professionnels en raison du désaccord entre l’évolution de leurs métiers, les demandes institutionnelles, et les raisons profondes qui leur ont fait choisir ces métiers.

Une approche clinique du sujet pris dans ces institutions fait le pari qu’une telle approche est non seulement possible, mais souhaitable. C’est pourquoi nous voulons susciter le débat, dans l’espoir que de celui-ci émergent des initiatives et des prises de position. Ce débat prendra la forme de groupes de travail, de conférences, de journées d’études, de colloques, d’échanges sur le forum du site de l’association.

Penser la relation à l’échelle de notre territoire, c’est s’offrir la possibilité d’ancrer la pensée clinique dans un tissu institutionnel et politique identifié, et d’entendre cette dimension politique dans les discours qui se croisent.

 

Les membres du Bureau d’ACLIS 74 (Pierre Hattermann, Isabelle Guer, Jean François Viller, Guillaume Peugnet, Serge Didelet)